En cette aube claire du 30 août 2025, les vignes de Gamay, dorées par l’été, ont offert leur secret en un éclair. Loin des labeurs ancestraux qui étiraient les jours, la récolte fut un ballet express, une demi-journée à peine, où les dix coupeurs, amis et familles, ont dansé au rythme des sécateurs. Dans l’air vif du matin, les rires et les chansons légères fusaient, enveloppant les ceps d’une gaieté contagieuse.
Si la générosité des quantités se fit discrète, la nature, elle, avait sculpté des raisins d’une beauté rare, chaque grappe un joyau promettant un millésime d’exception. À 13 degrés d’alcool, le futur vin murmurait déjà son caractère ardent, sa promesse d’une qualité insigne. Ce fut une vendange à l’image des temps modernes, rapide et efficace, mais qui, dans la chaleur des cœurs et la lumière de cette brève matinée, sut conserver la magie intemporelle de la terre. Un souvenir fulgurant, mais éclatant, où la main de l’homme, experte et joyeuse, a su cueillir l’âme de l’année
